Un salon professionnel, un stand vide, une heure avant l’ouverture des portes. Le responsable communication sort deux tubes de transport, déplie deux structures en aluminium, insère les visuels imprimés et accroche l’ensemble en moins de dix minutes. Pas d’outils, pas de technicien. Ce scénario, répété chaque semaine dans des centaines d’événements en France, repose sur un support que beaucoup utilisent sans savoir exactement comment le nommer ni ce qui le distingue de ses concurrents directs.
Qu’est-ce qu’un kakemono au juste
Le mot vient du japonais « kakemono », qui désigne littéralement un objet suspendu, une peinture ou une calligraphie accrochée verticalement. Dans le registre de la communication publicitaire, le terme a été adopté en France pour désigner un support d’affichage vertical, composé de deux barres horizontales entre lesquelles un visuel imprimé est tendu. Le principe est simple : la barre du haut permet la suspension au plafond ou la fixation murale, la barre du bas maintient le visuel tendu.
Ce support publicitaire économique est utilisé principalement en intérieur, lors de salons, expositions, points de vente ou événements d’entreprise. Le kakemono suspendu se distingue par sa légèreté et sa facilité de changement de visuels : il suffit de remplacer la toile imprimée sans racheter la structure.
« C’est la même chose qu’un roll-up, non ? »
Cette confusion est fréquente, et elle a une explication logique. Les deux supports partagent le même format vertical, la même vocation publicitaire et les mêmes contextes d’utilisation. La différence tient à la mécanique. Le roll-up intègre un enrouleur à sa base : le visuel se rétracte dans le pied comme un store, ce qui facilite le transport et protège l’impression. Le kakemono suspendu, lui, ne possède pas d’enrouleur. Il est plus fin, plus léger, et souvent moins coûteux à produire.
En termes de prix, le roll-up revient généralement plus cher à l’achat en raison de sa mécanique. Le kakemono suspendu est souvent privilégié quand le support reste fixe dans un espace donné, comme une boutique ou un hall d’accueil, tandis que le roll-up convient mieux aux déplacements fréquents sur des salons ou des événements extérieurs.

Les formats courants et les matières utilisées
Les formats les plus répandus en impression de kakemonos vont du 600×1800 mm au 1200×1800 mm, avec des variantes à 1500×1900 mm pour les espaces plus larges. Le choix du format dépend de la distance de lecture souhaitée et de la surface disponible. Un visuel destiné à être lu à cinq mètres nécessite une typographie et des éléments graphiques dimensionnés en conséquence.
Côté matières, deux options dominent le marché. La toile polyester enduite, souvent appelée bâche, offre une bonne résistance et un rendu des couleurs saturé. Le tissu, lui, présente une finition plus mate, sans reflet, ce qui le rend adapté aux environnements très éclairés ou aux événements haut de gamme. Certains formats tissu permettent une impression recto verso, utile quand le support est visible des deux côtés.
Usages professionnels et contextes de déploiement
Les kakemonos sont présents dans des contextes très variés. En PLV (publicité sur lieu de vente), ils signalent une promotion, guident un client dans un espace ou renforcent une identité visuelle. Dans les salons et foires professionnelles, ils structurent visuellement un stand et permettent de communiquer sur des produits ou services sans mobiliser de surface au sol. Dans les entreprises, on les retrouve dans les halls d’accueil, les salles de réunion ou les espaces de formation.
La livraison de ces supports se fait généralement sous quelques jours ouvrés une fois le fichier validé. La plupart des imprimeurs proposent un gabarit à télécharger pour préparer le visuel aux bonnes dimensions, avec les zones de fond perdu et les marges de sécurité. La qualité d’impression dépend largement de la résolution du fichier fourni : un fichier à 72 dpi donnera un rendu flou sur grand format, un fichier à 100-150 dpi est généralement suffisant pour ce type de support.
Pour une utilisation extérieure, le kakemono suspendu classique n’est pas adapté : le vent et l’humidité abîment rapidement la toile et la structure. Des supports spécifiques, renforcés et lestés, existent pour les événements en plein air, avec des matières traitées contre les UV et l’eau.









