Le financement participatif immobilier occupe une place croissante parmi les solutions d’investissement accessibles au grand public. La Première Brique fait partie des plateformes actives sur ce marché, avec deux façons distinctes de participer au financement de projets immobiliers : le crowdfunding immobilier classique et l’immobilier fractionné, une offre plus récente. Voici un point sur le fonctionnement de ces deux produits et sur les éléments à connaître avant de s’y intéresser.
Présentation de la plateforme La Première Brique
Avant d’aborder les produits proposés, il est utile de rappeler le cadre dans lequel opère cette plateforme.
Une plateforme régulée par l’AMF
La Première Brique est agréée en tant que Prestataire de Services de Financement Participatif (PSFP) par l’Autorité des Marchés Financiers, sous le numéro d’immatriculation FP-2023-15. Ce statut, en vigueur depuis 2023 dans le cadre du règlement européen sur le financement participatif, encadre le fonctionnement de la plateforme sans pour autant garantir le capital des investisseurs. Ce cadre réglementaire impose notamment des obligations de transparence et de suivi, mais il ne se substitue pas à une analyse personnelle de chaque projet avant d’investir. Pour un avis détaillé sur le fonctionnement de la plateforme et les retours d’expérience d’investisseurs, l’avis La Première Brique par Investissements Faciles propose une analyse plus approfondie.
Deux façons différentes d’investir dans l’immobilier
La plateforme propose un ticket d’entrée accessible dès 1 €, ce qui permet une diversification sur plusieurs projets. Deux catégories de projets coexistent désormais : le crowdfunding immobilier, historiquement au cœur de l’offre, et l’immobilier fractionné, lancé plus récemment avec une logique différente. Ces deux produits reposent sur un même principe de financement collectif, mais s’adressent à des profils d’investisseurs qui n’ont pas nécessairement les mêmes attentes en matière de risque et de rendement.

Le crowdfunding immobilier, un investissement à risque plus élevé
Ce produit reste le plus ancien et le plus connu des deux, avec une mécanique proche de celle du financement participatif classique.
Financer des projets de valorisation immobilière
Le crowdfunding immobilier consiste à financer des opérateurs, promoteurs ou marchands de biens, sur des projets de construction, rénovation ou revente. Les fonds collectés auprès des particuliers servent à financer une partie de l’opération, en échange d’intérêts versés à l’échéance prévue.
Un risque de perte en capital à ne pas minimiser
Ce type de projet est considéré comme le plus risqué des deux offres de la plateforme, notamment parce qu’il dépend de la bonne réalisation d’une opération immobilière (délais de construction, commercialisation, marché local). En cas de défaillance du porteur de projet, l’investisseur peut perdre tout ou partie du capital engagé, malgré les garanties contractuelles mises en place par la plateforme. Ces garanties, comme une hypothèque ou une caution personnelle, visent à limiter les conséquences d’un défaut, sans pour autant supprimer le risque de perte en capital propre à ce type de placement.
L’immobilier fractionné, une approche tournée vers le locatif
En parallèle du crowdfunding immobilier, La Première Brique propose depuis fin mai 2026 une nouvelle catégorie de projets, l’immobilier fractionné.
Un modèle basé sur la location plutôt que sur la revente rapide
Contrairement au crowdfunding immobilier, l’immobilier fractionné finance l’acquisition de biens destinés à être loués, avant une revente envisagée sous plusieurs années. La plateforme évoque notamment des biens commerciaux répartis sur le territoire français, exploités en location pendant la durée du projet.
Un profil de risque différent, avec un rendement potentiellement plus modéré
Ce produit est présenté par la plateforme comme moins risqué que le crowdfunding immobilier classique, en raison d’une logique locative plutôt que spéculative. Cette approche s’accompagne généralement d’un rendement attendu plus modéré, dans la mesure où le risque pris par l’investisseur est lui-même réduit.

Les risques à connaître avant d’investir
Quelle que soit l’offre choisie, un investissement via une plateforme de crowdfunding immobilier reste un placement risqué, à ne pas confondre avec un livret ou un produit garanti.
Une perte en capital toujours possible
Ni le crowdfunding immobilier ni l’immobilier fractionné ne bénéficient d’une garantie de capital. L’agrément PSFP délivré par l’AMF encadre le fonctionnement de la plateforme, il ne protège pas contre le défaut d’un porteur de projet ni contre les aléas d’un marché immobilier.
Une épargne bloquée sur toute la durée du projet
Les sommes investies restent immobilisées jusqu’au terme du projet, sans possibilité de retrait anticipé. Des retards de remboursement peuvent également survenir, ce qui prolonge la durée réelle d’immobilisation des fonds au-delà de la durée initialement annoncée.
Avant de se lancer, il reste utile de comparer les caractéristiques de chaque projet, d’évaluer sa propre tolérance au risque et de consulter la documentation réglementaire mise à disposition par la plateforme. Pour les personnes qui découvrent ce type de placement, un panorama plus large du crowdfunding permet de situer La Première Brique parmi les autres acteurs du secteur, avant toute décision d’investissement. Sur le plan fiscal, les intérêts perçus dans le cadre du crowdfunding immobilier restent soumis à la fiscalité applicable aux revenus de capitaux mobiliers, dont le détail est précisé sur le site impots.gouv.fr.









